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Tout savoir sur la maladie cœliaque


Nous avons rassemblé pour vous tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la maladie cœliaque et la vie sans gluten. Nous répondons à toutes les questions importantes sur ce thème.

 

Comment vivre la maladie cœliaque?

Le gluten est une protéine présente dans certaines céréales comme le froment, l’avoine, l’orge, le seigle, l’épeautre, et le triticale. La valeur nutritive du gluten est très faible. La fonction principale développée par cette protéine, est en fait celle de “liant” c’est-à-dire la capacité à lier la farine de blé pour permettre la panification.

 

La maladie cœliaque dans la famille?

Transmission par hérédité
L’hérédité peut tout au moins influer sur une partie du système immunitaire. La maladie est fréquemment transmise par les parents consanguins. Entre parents du premier degré (parents, enfants, frères et sœurs), l’incidence s’élève à 10 %, chez les vrais jumeaux au moins 70 %.

 

Qu’est-ce que la maladie cœliaque?

La maladie coeliaque est l’intolérance alimentaire permanente au gluten.

Le gluten est une substance protéique présente dans le blé, le froment et dans d’autres céréales comme l’avoine, l’orge, le seigle, l’épeautre, le kamut et le triticale. Sur le sujet génétiquement prédisposé, adulte et enfant, l’ingestion d’aliments contenant du gluten, même en faible quantité, provoque une réaction immunitaire au niveau de l’intestin grêle, occasionnant une inflammation chronique qui entraîne la disparation des villosités intestinales, accompagnée d’une symptomatologie variable d’un cas à l’autre. Chez l’individu sain, la paroi intestinale est en fait revêtue de villosités et de microvillosités qui augmenteront la surface d’absorption des substances nutritives. Chez le coeliaque, au contraire, ces villosités ont presque disparu et la muqueuse intestinale est endommagée. La surface absorbante aplatie réduit ou empêche l’absorption des substances nutritives, comme les protéines, les graisses, les hydrates de carbone, les vitamines et les sels minéraux, provoquant la malnutrition et des déséquilibres. L’intolérance au gluten est une des pathologies les plus répandues à l’échelle mondiale. Dans les pays dont la population est essentiellement d’origine européenne (Europe, Amérique du Nord et du Sud et Australie), environ une personne sur 100 en est affectée. Une fréquence similaire a été vérifiée également dans des pays en voie de développement, comme l’Afrique du Nord, le Moyen Orient et l’Inde où l’on consomme de grandes quantités de froment.

 

Qu’est-ce que le gluten?

Le gluten est une protéine présente dans certaines céréales comme le froment, l’avoine, l’orge, le seigle, l’épeautre, et le triticale. La valeur nutritive du gluten est très faible. La fonction principale développée par cette protéine, est en fait celle de “liant” c’est-à-dire la capacité à lier la farine de blé pour permettre la panification.

 

Naît-on cœliaque ou le devient-on?

La maladie coeliaque est une pathologie complexe provoquée par une “mosaïque” de facteurs héréditaires et environnementaux.
Les facteurs génétiques
Le rôle de la composante génétique est démontré par la fréquence de la maladie coeliaque environ dix fois plus commune dans la parenté de premier degré par rapport à la population générale. Cependant, les nombreux gènes qui contribuent à la prédisposition héréditaire ne sont pas tous connus. Parmi eux se distinguent certains facteurs du système HLA, un ensemble de gènes avec la fonction principale de “reconnaître” les molécules étrangères à l’organisme. La majorité des coeliaques (au moins 95%) relève la présence de génotypes HLA-DQ2 et/ou DQ8. Malgré cela, la présence HLA-DQ2/ DQ8 est nécessaire mais pas suffisante pour développer la maladie car ces mêmes facteurs génétiques se vérifient sur un pourcentage élevé de sujets sains (20/30 % de la population générale).
Le facteur environnemental
Le seul facteur exogène actuellement connu jouant un rôle dans la maladie coeliaque, est la présence de gluten dans l'alimentation quotidienne de l'homme moderne.

 

Comment se manifeste la maladie cœliaque?

Les symptômes peuvent être divers et dans certains cas même absents.
Les plus manifestes sont la diarrhée, la perte de poids et de forces, le gonflement et les douleurs abdominales, les vomissements, voire l’arrêt de la croissance chez les enfants. Les manifestations peuvent parfois être également extra-intestinales comme l’anémie, l’ostéoporose, l’aménorrhée, le déficit de vitamines et de sels minéraux ou propres à d’autres pathologies qui s’y associent parfois.
Toutefois, la maladie coeliaque, ne se présente pas toujours de manière visible, ses formes cliniques sont nombreuses et doivent être prises en compte dans la phase de diagnostic. Les manifestations cliniques possibles de la maladie coeliaque peuvent, par conséquent, être subdivisées en cas typiques avec une symptomatologie gastrointestinale marquée (aujourd’hui en minorité), les cas atypiques qui sont les plus fréquents sont caractérisés par de vagues manifestations comme une colite apparemment banale (le soi-disant « colon irritable ») ou la carence de fer résistant à la thérapie orale. Il existe également des formes silencieuses qui, en l’absence de symptômes marquants sont diagnostiquées occasionnellement sur les sujets à risque, par exemple, dans les familles de coeliaques ou chez les patients diabétiques soumis à un dépistage sérologique. Dans ces cas-là, les symptômes sont silencieux seulement en apparence car en réalité, après le début du traitement, on enregistre une amélioration du bien-être psychique et physique. Enfin, chez certains patients, le soupçon apparaît lors de la vérification d’un problème extra intestinal, comme la dermatite herpétiforme, la stomatite aphteuse, le diabète, l’ostéoporose, les troubles de la fertilité, les thyroïdites, les allergies, les intolérances et certaines pathologies de type neurologique qui peuvent être associées à la maladie coeliaque. Dans des cas heureusement très rares, la maladie coeliaque peut se manifester depuis le début par de graves complications comme l'ulcère de l'intestin ou le lymphome intestinal.

 

Quelles sont les formes cliniques de la maladie cœlique?

Une brève description des quatre formes sous lesquelles se manifeste la maladie coeliaque.
La maladie cœliaque typique
Les formes typiques apparaissent de manière précoce, en général à quelques mois du début du sevrage, avec les symptômes de malabsorption intestinale : diarrhée chronique, arrêt de la croissance, inappétence, vomissements et distension abdominale (ballonnements).
La maladie cœliaque atypique
Les formes atypiques se manifestent tardivement avec des symptômes principalement extraintestinaux comme l’anémie avec carence en fer, l’augmentation des transaminases hépatiques, les douleurs abdominales récurrentes, l’hypoplasie de l’émail dentaire, la dermatite herpétiforme ou une petite taille à l’âge scolaire due à un retard dans la croissance osseuse de l’enfant.
La maladie cœliaque silencieuse
Les formes silencieuses diagnostiquées sur des sujets apparemment sains, suite à un contrôle occasionnel. Plusieurs cas sont silencieux seulement en apparence, en réalité après le début du traitement, on enregistre une amélioration du bien-être psychique et physique.
La maladie cœliaque potentielle
On définit comme potentiels, les cas qui présentent des marqueurs sérologiques positifs et une biopsie intestinale normale. Les patients ayant une maladie coeliaque potentielle, s’ils sont soumis à un régime libre peuvent développer au fil du temps une lésion intestinale évidente. Une grande fréquence de maladie coeliaque est relevée sur les sujets affectés de pathologies auto-immunitaires (surtout le diabète insulinodépendant et la thyroïdite), syndromiques (syndrôme de Down, syndrôme de Turner et syndrôme de Williams) ou avec une insuffisance d'IgA sériques.

 

Que faire dans les cas suspects?

En présence de symptômes pouvant être associés à une maladie coeliaque suspecte, il suffit souvent d’effectuer des examens spécifiques du sang (tests sérologiques) pour avoir un premier diagnostic de l’intolérance au gluten. Toutefois, le diagnostic définitif peut être formulé uniquement suite à une biopsie intestinale c’est-à-dire au prélèvement d’un fragment de tissu soumis à un examen histologique qui permet de déterminer l’éventuelle atrophie des villosités intestinales. 
Les examens du sang ou les tests sérologiques 
Certains examens du sang peuvent confirmer la suspicion de la maladie coeliaque. Entre autres, il convient de rappeler en premier lieu, celui sur les anticorps antitransglutaminases (Ac anti tTG) de classe IgA, test très fiable et automatisé. Aussi valable mais moins standardisé, la recherche des anticorps antiendomysium (EMA). Les anti-corps antigliadine (AGA) de classe IgA et IgG sont particulièrement significatifs chez les enfants de moins de 3 ans car ils peuvent s’avérer positifs avant les autres tests. L’altération isolée des AGAInfo IgG n'influe généralement pas sur le diagnostic, sauf chez les enfants ayant un déficit d’IgA sériques. 
La biopsie intestinale 
Si les examens sérologiques s’avèrent positifs, il convient d’effectuer une biopsie intestinale, examen généralement pratiqué par l’intermédiaire d’une gastroscopie. Les sujets ayant une sérologie positive et des altérations typiques de la biopsie intestinale (atrophie des villosités intestinales et augmentation des lymphocytes intra épithéliaux) présentent tous les éléments d'un diagnostic définitif de la maladie coeliaque. 
Le test de charge (la réintroduction du gluten) 
Dans les cas douteux, il est d’usage de pratiquer un essai de réintroduction du gluten (test de charge) après au moins deux années d'alimentation sans gluten. Le diagnostic est confirmé quand le test de charge, à effectuer sous surveillance médicale, provoque la rechute clinique et biopsique en l’espace de quelques mois (exceptionnellement de quelques années).

 

Maladie cœliaque et diabète?

Deux maladies qui ont des origines communes. Un régime équilibré pour les soigner toutes les deux en même temps.
5 – 10% des patients atteints de diabète de type I (insulino - dépendant) sont atteints de coeliaquie. Pour soigner ces deux troubles en même temps, il convient de suivre un régime strict mais non restrictif. Aujourd’hui, il est conseillé au diabétique avec ou sans coeliaquie associée, une alimentation normale tant en ce qui concerne l’apport calorique total que celui des protéines, des sucres et des graisses. Pour éviter l’augmentation excessive de la glycémie après les repas, il est conseillé de préférer les hydrates de carbone complexes (pain et pâtes naturellement sans gluten), et les aliments riches en fibres (crudités, légumes, et fruits frais) à ceux à haute teneur en sucres simples (confiseries) qui pourront être consommés, mais avec modération. En ce qui concerne les matières grasses, il convient de choisir celles d’origine végétale (par exemple, huile d’olive extra vierge) et celles riches en acides gras polyinsaturés (exemple le maquereau) pour leur bénéfice effectif sur les taux de cholestérol dans le sang. Enfin, il faut rappeler que le régime qui convient à la maladie coeliaque a un effet très positif sur le diabète, car il aide à améliorer le contrôle métabolique et éventuellement à réduire le besoin d’insuline. Il participe également à la prévention de possibles complications telles que l'anémie et l'ostéoporose.

 

Comment naît l'intolérance au lactose?

Elle se manifeste avec la maladie coeliaque, mais elle a des causes diverses.
Avant le diagnostic, le sujet coeliaque peut présenter une intolérance au lactose, provoquée par la présence d’une lésion diffuse de la muqueuse intestinale. Toutefois, une tolérance réduite au lactose peut persister même après le début du traitement de la maladie coeliaque, quand la structure de la muqueuse intestinale est redevenue normale. Cette situation peut dépendre d’une carence enzymatique sur base génétique assez fréquente dans la population générale, particulièrement dans les pays de l’Europe méridionale qui n’a rien à voir avec la coeliaquie elle-même. Dans ces cas, l’absorption d’aliments riches en lactose surtout en lait entier, peut provoquer des symptômes persistants comme des douleurs abdominales et des flatulences. Pour soigner ce trouble, il convient de ne pas consommer les aliments riches en lactose, comme le lait entier et les glaces au lait. À la place du lait entier, il est conseillé de consommer un lait à faible teneur en lactose, disponible dans tous les supermarchés. Comme l'intestin conserve une capacité à digérer des quantités limitées de lactose, dans les cas les moins marquants les autres laitages tels que le yaourt, les fromages et les biscuits au lait sont généralement bien tolérés.

 

Comment soigner la maladie cœliaque?

Un régime rigoureux sans gluten est la seule thérapie efficace.
Un régime rigoureux sans gluten est l’unique thérapie efficace qui garantit actuellement aux personnes coeliaques une bonne santé, grâce à la disparition des manifestations cliniques, la normalisation des examens et le rétablissement de la structure normale de la muqueuse intestinale.
Pour soigner la maladie coeliaque, il est nécessaire de renoncer à tous les aliments fabriqués à partir de variétés de céréales contenant du gluten. Il ne faut pas oublier que même de petites quantités de gluten peuvent provoquer des troubles. Il est donc nécessaire de veiller à la composition des aliments courants dans le commerce car des traces de gluten peuvent être présentes dans différents produits.
Le régime sans gluten est facilité par les multiples produits adaptés aux intolérants au gluten (pain, pâtes, gâteaux, pâte à pizza, farine, biscuits, confiseries). Ces produits se distinguent des autres par le pictogramme de « l’épi barré » qui garantit l’absence de gluten. Les associations nationales d’intolérants au gluten apportent leur assistance en mettant à la disposition des personnes concernées des listes de produits alimentaires disponibles.

 

Quels sont les effets positifs du régime sans gluten?

La disparition des manifestations cliniques est la première conséquence.
Dès le début du régime diététique sans gluten, on assiste à la disparition des manifestations cliniques, la normalisation des examens sur les anticorps et le rétablissement de la structure normale de la muqueuse intestinale. Sur le sujet présentant les symptômes typiques, les effets du régime semblent prodigieux, en quelques jours on assiste à l’amélioration de l’appétit et de l’humeur, suivie de la disparition progressive de la diarrhée et, pour les enfants, de la reprise de la croissance. Même les altérations métaboliques éventuelles, comme par exemple, une minéralisation osseuse réduite une anémie provoquée par la carence en fer, tendent à se normaliser lentement. Le traitement diététique surtout s’il est précoce, minimise le risque de complication à long terme mais “n’annule “ pas complètement la possibilité d’éventuelles pathologies auto-immunes associées. Parmi elles, il convient de rappeler la thyroïdite auto-immune (de Hashimoto) maladie plutôt fréquente pendant la puberté, spécialement pour le sexe féminin.

Les avantages d’une alimentation sans gluten. l’intestin redevient normal les substances nutritives sont absorbées et utilisées par l’organisme le poids qui a été perdu est récupéré la récupération des conditions psychophysiques optimales.

 

Comment peut-on atteindre le bon équilibre?

Le régime sans gluten permet d’avoir une alimentation saine, savoureuse et équilibrée.
Pour le bien-être de l’organisme, il est habituellement conseillé de manger de tout, de boire beaucoup d’eau et d’utiliser le sel avec modération. Il est important de varier l’alimentation. La pyramide alimentaire, subdivisée en six sections, par groupe d’aliments constitue une aide pour l'élaboration du menu quotidien. Les aliments de base qui doivent être présents en grande quantité dans le régime (céréales, naturellement sans gluten et tubercules). Ceux qui figurent en haut de la pyramide (graisses) doivent être pris en quantités réduites.

 

Comment manger de manière saine?

Il faudrait consommer tous les jours :
Fruits et légumes, 5 fois par jour
Fruits et légumes sont une source de fibres, de provitamine A, de vitamine C, d'autres vitamines et minéraux. Les légumes frais font également partie de ce groupe. Il est recommandé de consommer 3 portions de légumes et 2 de fruits chaque jour.

Céréales et tubercules à chaque repas principal
2-4 portions de céréales et de tubercules, céréales sans gluten, riz, maïs, pâtes et pain sans gluten, polenta ou pommes de terre. Ces aliments sont une source importante d’hydrates de carbone comme l’amidon et donc d’énergie facilement assimilable.

Viande, poisson, oeufs, légumes secs : à chaque repas principal
1-2 portions de viande, poisson, oeufs, de préférence les viandes maigres bovines, avicoles, porcines et le poisson. Les oeufs 2 ou 3 fois par semaine. Ces aliments fournissent des oligo-éléments, des protéines, des vitamines du groupe B. Les légumes secs (haricots, pois chiches, petits pois, lentilles) font partie de ce groupe.

Lait et produits laitiers : chaque jour
1-2 portions de lait et dérivés, lait, yaourts, laitages et fromages, de préférence les moins gras. Ces aliments fournissent le calcium, les protéines et les vitamines du groupe B2 et A.

Matières grasses et condiments
1-3 portions de matières grasses, de préférence celles d’origine végétale (huile d’olive extra-vierge), même celles d’origine animale peuvent être utilisées (beurre, crème, lard, saindoux, etc.). Elles apportent des acides gras et des vitamines liposolubles dont elles favorisent également l’absorption.

Conseils utiles pour une bonne alimentation
Autres suggestions :
*boire tous les jours au moins 1 à 2 l d’eau. Les boissons conseillées sont l’eau minérale, les jus de fruits et de légumes dilués, le thé aux herbes et aux fruits non sucré
*préparer les plats de manière saine et sans graisses (rôtis, bouillis, à la vapeur, sautés).
*manger lentement, bien mastiquer et bien savourer la nourriture
*utiliser plus d’herbes aromatiques fraîches que de sel
*consommer de l’alcool avec modération
*utiliser le sucre avec parcimonie
*pour la préparation des recettes, utiliser exclusivement des ingrédients sans gluten
éviter la contamination par les aliments qui contiennent du gluten
*faire du sport régulièrement

 

 

Quelles sont les règles d'hygène à respecter dans la cuisine? Comment préparer un repas sûr sans gluten ?

Choisir les ingrédients qui sont absolument sans gluten. La consultation des listes de produits disponibles par les associations (AFDIAG, ARC, SBC) peut vous aider
*Ne pas toucher la nourriture avec les mains farinées ou à l’aide d’ustensiles non lavés (bols, louches, passoires, casseroles, etc.) susceptibles d’avoir été en contact avec les aliments interdits.
*Ne pas mettre les aliments directement sur les surfaces contaminées, comme le plan de travail, les plats à rôti, le socle du four, la plaque, la grille. Toujours nettoyer avant de commencer à travailler.
*Ne pas utiliser l’huile de friture déjà utilisée pour faire frire les aliments farinés ou panés.
*Ne pas utiliser l’eau de cuisson déjà utilisée pour les pâtes avec gluten.
*Utiliser le papier sulfurisé ou des feuilles d’aluminium sur des plaques ou des superficies susceptibles d’être contaminées.

 

Quels sont les autres aspects diététiques a prende in compte?

Comment compenser d’éventuelles carences alimentaires ou d’intolérances associées ?
Le régime sans gluten qui est utilisé désormais depuis plus de 50 ans dans la thérapie de la maladie coeliaque, est un régime valable sur le plan nutritionnel pour toutes les tranches d’âge et même dans des situations particulières (par exemple, la grossesse, le diabète). La nécessité d’exclure les aliments dérivés du froment, blé, orge, avoine ou seigle peut comporter un apport de fibres végétales inférieur à l’apport optimal. Cette situation peut être compensée par une introduction journalière adaptée de légumes et de fruits frais. Il est également important d’assurer un apport suffisant en vitamines, plus particulièrement de type B et de calcium.

 

Un régime alternatif au régime sans gluten est-il possible?

La recherche de solutions thérapeutiques est toujours en cours.
L’objectif est de permettre au patient de se libérer du “poids” du régime sans gluten. On étudie par exemple, des variétés de blés moins toxiques, des enzymes en mesure de métaboliser les éléments protéiques les plus insupportables pour la maladie coeliaque, des médicaments avec un effet anti-transglutaminase ou anti-cytoquine et immunomodulateur en mesure de bloquer la réaction anormale à l’égard du gluten (vaccin). De nos jours, les essais sur l’efficacité de ces traitements alternatifs potentiels en sont encore à la phase “embryonnaire”. Le passage du laboratoire aux essais cliniques est surtout ralenti par le manque de modèle animal de coeliaquie. Alors qu’il n’est pas difficile d’entrevoir un avenir plus rose pour les coeliaques, il est plus difficile de prévoir une date d'aboutissement des recherches. Il convient de souligner que quelque soit le traitement innovateur, il devra faire ses preuves par rapport à la solution sûre, efficace et actuellement disponible, c’est-à-dire le régime sans gluten.

 

Les côntroles après le diagnostic, comment et quand?
Après un ou deux ans de régime, des examens ultérieurs ne sont pas nécessaires.
Si le diagnostic ne fait aucun doute, nous pensons qu'il n'est pas nécessaire d'effectuer une biopsie intestinale supplémentaire afin de vérifier l'état des muqueuses. Il apparaît toutefois opportun que le patient fasse périodiquement un check-up dans un centre spécialisé pour vérifier l’évolution de certains examens de laboratoires, parmi lesquels en particulier : - les valeurs de ferritinémie (hémochrome, siderémie, ferritine). Une éventuelle carence en fer persistante peut être comblée par un apport oral.
*les anticorps anti-tTG (s’ils sont positifs, ils indiquent que le régime n’est pas sérieusement suivi),
*les examens pour le diagnostic précoce des pathologies autoimmunitaires, présentes ou suspectes (en particulier les anticorps antithyroglobulines et antithyroperoxidase pour le diagnostic de thyroïdite).
Le contrôle de l’ostéoporose par la densitométrie osseuse est nécessaire surtout dans les cas diagnostiqués tardivement chez les femmes. Les personnes qui lors de la visite de contrôle présentent une prise de poids marquante doivent effectuer des examens métaboliques de premier degré (cholestérol total, cholestérol HDL, triglycérides, glycémie). Pour la famille la plus proche du patient (enfants, frères, soeurs, parents) le risque de la maladie coeliaque est très important (10% environ) par rapport à celui de la population générale. Pour cette raison, même s’ils sont apparemment en bonne santé, il est conseillé de rechercher chez eux les éventuels marqueurs de la maladie coeliaque (anticorps anti-tTG et éventuellement génotype HLA DQ2/DQ8).

 

 

Vit-on sereinement avec la maladie cœliaque?

Le premier diagnostic est le plus difficile à surmonter
On a pour habitude de dire qu’une fois diagnostiquée, l’intolérance au gluten n’est plus une maladie, mais uniquement un mode de vie. En fait, après le début du traitement, l’état de santé psychique et physique s’améliore sensiblement, mais il convient d’apprendre à vivre selon les règles imposées par le nouveau régime diététique. La grande variété de produits sans gluten, mis récemment à disposition de l’industrie alimentaire spécialisée, a contribué considérablement à améliorer la qualité de vie de la personne coeliaque. Les aliments sans gluten sont plus facilement disponibles même dans les supermarchés, par exemple les produits préparés ou à cuisiner. Le poids de la restriction alimentaire se fait sentir lors des repas consommés hors de la maison, car, dans les points de restauration (cantines, bars, restaurants) la disponibilité des plats sans gluten est encore limitée. Cette situation s’améliore toutefois au fil des ans, grâce à l’implication des associations de patients et à la reconnaissance croissante de la maladie par les institutions et des média.
La vie scolaire
La plupart des écoles sont en mesure de garantir à l’enfant intolérant au gluten des repas sûrs, mais il est toutefois important que les parents vérifient personnellement que les institutrices et le personnel de cuisine aient connaissance du problème. La grande disponibilité d’en-cas, sucrés et salés sans gluten, permettent de faire face aisément aux situations comme par exemple les sorties scolaires et les fêtes d’anniversaire.
L’adolescence
Les “entorses” au régime sont plus courantes pendant l’adolescence, car la plupart des adolescents ont des difficultés à accepter et surtout, à montrer aux autres, leur “différence alimentaire”. Le manque fréquent de symptômes peut accentuer la tendance aux transgressions occasionnelles. Que faire dans ces cas là ? Eh bien, il faut éviter les attitudes culpabilisantes, ou pire encore les menaces. Il est préférable de s’en tenir à une information correcte et à des comportements aptes à améliorer le suivi du régime. Dans certains cas, spécialement en présence de conflits entre le jeune patient et ses parents, il est possible d’obtenir un support psychologique. Les difficultés de l’adolescence sont généralement transitoires et n’entravent pas la possibilité d’atteindre, avec le temps, l’objectif de vivre sereinement avec la maladie coeliaque.

 

Naît-on ou devient-on sujet aux maladies cœliaques?

Les deux sont vrais, puisque seuls les sujets ayant une prédisposition génétique pourront développer cette condition, mais, d’autre part, on ne devient sujet aux maladies cœliaques qu’après avoir introduit le gluten dans son régime alimentaire, sans lequel le mécanisme anormal portant à la lésion intestinale ne se déclenche pas.

 

Peut-on réduire le risque de maladie en commençant plus tard l’alimentation des enfants en céréales contenant du gluten?


Jusqu’alors, rien encore n’a prouvé que le fait de commencer plus tard l’alimentation en céréales contenant du gluten puisse empêcher l’apparition de la maladie cœliaque chez les enfants en bas âge. Au mieux, cela permet de retarder les symptômes, qui ne surviennent qu’au moment où l’enfant absorbe des aliments contenant du gluten.

 

Est-ce que la maladie cœliaque peut se guérir ?

Jusqu’alors, on ne connaît aucune thérapie permettant au malade cœliaque de se remettre à consommer sans danger pour la muqueuse de l’intestin des aliments contenant du gluten. La seule solution est d’adopter un régime ne contenant que des aliments sans gluten.

 

Régime sans gluten et autisme?

Chez de nombreux sujets atteints d’autisme, la mauvaise digestion de la caséine (protéine du lait) et du gluten produit deux substances apparentées aux opiacés (substances, comme l’héroïne et la morphine, ayants des propriétés stupéfiantes), qui entrent en circulation et empoisonnent le système nerveux. La présence de ces deux produits est décelable grâce à une analyse d’urine particulière. Actuellement, même si leur nombre n’est pas encore élevé, les analyses sont positives dans les deux tiers des cas étudiés, et un régime sans lait ni gluten a parfois été adopté.

 

La dermatite herpétiforme?

La dermatite herpétiforme, connue aussi sous le nom de “maladie de Duhring”, est une forme particulière de la maladie cœliaque qui se guérit également uniquement grâce à un régime sans gluten strict. On la reconnaît aux pustules et cloques rouges qui apparaissent en grand nombre au niveau des coudes, des genoux, du fessier, du cou, des épaules et de la partie inférieure du dos. Cette éruption ressemble au herpès. En même temps, comme dans le cas de la maladie cœliaque, l’organisme réagit au gluten qu’il absorbe par les aliments.

 

Allergie au blé?

Il n’y a pas de rapport entre l’allergie au blé et la maladie coeliaque même si la cause principale est toujours la protéine du blé mais les mécanismes à la base de l’intolérance sont différents.

 

Le régime sans gluten tolère-t-il des exceptions?

En aucun cas: Même si aucun symptôme n’est visible, la muqueuse de l’intestin et d’autres organes seraient à nouveau subiraient à nouveau des dommages si le malade se remettait à consommer des aliments contenant du gluten. On constaterait alors les mêmes troubles que lors de la première apparition de la maladie.

 

Peut-on souffrir de carences nutritionnelles en suivant un régime sans gluten?

Non, si le régime sans gluten respecte toutes les exigences d’un régime équilibré, aucune carence nutritionnelle n’est à craindre. Il peut parfois se révéler pauvre en fibres végétales, c’est pourquoi il est bon de favoriser la consommation de fruits et de légumes.